Il suffit d’un presque rien : un parfum ou un regard,
Une petite envie de partager avec l’autre dans un pur hasard.
Cela peut, au départ être une attirance, voire de la curiosité,
Un petit rien qui réveille nos sens, et par leurs biais, sait nous attirer.
Nous n’avions rien de commun et pourtant je me devais de lui demander,
Quelles étaient les raisons de ce regard triste, celui d’une âme blessée.
Je me disais que s’il me parlait de ses soucis, il serait libéré,
Cela soulagerait une partie de tout ce qu’il avait pu garder.
Lorsqu’un cœur est plein, que personne n’est là pour essayer de l’écouter,
Cela est pire que prendre cette personne innocente et l’emprisonner.
Par chance il saisit la main que je lui tendais,
Et de toute ma vie je n’ai pu regretter,
Ce geste amical qui a bouleversé ma vie,
Puisque nous sommes devenus, de vrais amis.
J’aurais pu passer à côté, sans m’arrêter,
Sans prendre le temps de l’écouter et l’aider,
Mais j’en suis sorti riche de beaux sentiments,
Je lui ai appris et il m’a appris autant.
Dans notre société où l’on ne prend le temps,
Où l’on doit courir toujours et à tous moments,
On perd finalement son temps, sa vie aussi,
On passe à côté de tout ce qui réjouit :
Le partage avec autrui d’un petit instant,
La rencontre enrichissante avec un enfant,
La complicité avec un animal,
On se complaint dans sa petite vie banale,
A faire l’aveugle ou bien celui qui n’entend pas,
Petite vie rangée jusqu’à l’heure du trépas.
Une rencontre : savoir écouter, regarder,
Partager, échanger, épauler et aimer.
Patrick Jargeat
Ecrit le 8 Octobre 2007
Ref SACEM: T-702.104.592.323 139 652 10